On souhaite peut-être qu’il en soit autrement, mais le sentiment de l’amour n’est pas universel ; il est tributaire des normes de la société dans laquelle nous vivons. Notre conception actuelle de l’amour est en partie héritée du romantisme du XIXᵉ siècle.
Ainsi, le couple binôme tel qu’il est envisagé dans l’amour romantique se pense comme la rencontre entre deux individus, destinés à vivre ensemble. De cette idéologie, découle une vision de la relation amoureuse standard : un couple hétérosexuel liant deux personnes tombées amoureuses au premier regard, après s’être croisées dans la vraie vie et non sur une application de rencontre. Celle-ci valorise un couple stable, cohabitant, qui souhaite avoir des enfants, dont les partenaires sont engagés dans des rapports à visée égalitaire et pratiquent une sexualité dite conventionnelle.
Dans la réalité, on sait pourtant que les usages s’écartent de ce modèle.
Plus théoriquement, ensuite, les fondements idéologiques du couple binôme ont été questionnés, notamment par les utopistes et révolutionnaires, au nombre desquels on peut citer Charles Fourier (1772-1837) ou Alexandra Kollontaï (1872-1952) ainsi que, plus récemment, par les féministes des années 70.
Article complet à lire ci-dessous :
"Ce que l’on désigne aujourd’hui par polyamour constitue, pour ceux qui le pratiquent, l’une des alternatives possibles au modèle du couple. Cette alternative consiste à entretenir plusieurs relations amoureuses, émotionnellement impliquantes, sans dissimuler ses multiples liens à ses partenaires. En ce sens, elle se distingue de la relation adultère (avec mensonge au partenaire « trompé »), des relations amicales et sexuelles sans mise en couple, des couples « ouverts » ou « libertins » (dans lesquels les relations extraconjugales sont plutôt envisagées comme des activités sexuelles, souvent dépourvues de sentiment amoureux).
Le polyamour revêt de multiples formes. Il peut s’agir d’un couple « socle » sur lequel se greffent des relations périphériques, d’un « trouple » (un « couple » de trois personnes), de relations plurielles non hiérarchisées, cohabitantes ou non, etc. Les modalités du lien s’inventent en fonction des configurations..."
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Le polyamour, entre " bricolage " au quotidien, communication et critique sociale du couple
Aux antipodes de la quête d'un unique alter ego, héritée de l'amour romantique, le polyamour revêt des formes multiples. Ses adeptes placent la communication au centre des relations.
Article de The Conversation France