Confucius disait que nous avons deux vies et que la seconde commence quand on comprend que nous n’en avons qu’une. Et si c’était vrai non seulement de chacune et chacun d’entre nous mais aussi de nos institutions, de notre démocratie, de notre espèce même ?
Et si nous n’étions pas invulnérables ? C’est l’une des grandes leçons du Covid-19. Accepter notre vulnérabilité constitue le premier pas vers la prise de conscience, collective, qu’éduquer à la compassion, transmettre nos expériences de solidarité sont essentiels. C’est également un moment opportun, pour la décision publique, de considérer le sujet du soin et de l’attention à l’autre, du « care », comme prioritaire.
Les écarts entre les gagnants et les perdants ne cessent de se creuser, et la pandémie a aggravé le phénomène. La foi dans la méritocratie en serait-elle responsable ? Cet idéal, associé au fonctionnement régulier des institutions démocratiques, à la croyance dans l’autonomie et la liberté d’action et de décision des citoyennes et citoyens, est en réalité fortement inégalitaire, conduisant les sociétés occidentales à ce que le philosophe américain Michael Sandel a nommé une véritable « tyrannie du mérite ».
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Débat : Et si nous et nos sociétés entrions dans nos " secondes vies " ?
Et si nous n'étions pas invulnérables ? C'est l'une des grandes leçons du Covid-19. et le premier pas vers la prise de conscience, collective, qu'éduquer à la compassion est essentiel.
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Article de The Conversation France